Crieur à la porte d’un théâtre.

Au XVIIIème siècle, fut instauré un nouveau métier, l’aboyeur de bibliothèque, afin d’inciter le peuple à la lecture. Celui-ci abordait vigoureusement les passants pour les exhorter à entrer dans le bâtiment. En cas de refus d’obtempérer, l’aboyeur avait ordre de crier sur le récalcitrant en le traitant d’inculte ou d’abruti.

Cette profession ne perdura pas tant elle gênait aussi bien les analphabètes honteux et les lecteurs déconcentrés par les invectives du travailleur. Le traumatisme resta entier très longtemps. Aujourd’hui encore, quand il vous arrive de parler un peu fort dans une bibliothèque, le spectre de l’aboyeur réapparaît. Attention, s’il remue la queue, c’est que vous vous êtes trompé : vous êtes entré dans un sex-shop.