Adolescent qui se rend de moins en moins compte de la valeur des choses.

La loi Hadopi, dans un premier temps, n’a pas été Hadoptée. Dépités, les députés ont remis le couvert. On les avait pourtant prévenu : « Sortez couvert ! ». Que comprennent-ils à la jeunesse et ses préoccupations ? Que comprennent-ils aux nouvelles technologies ces humains d’arrière garde, rétro garde. Garder plutôt que regarder. Juger plutôt que comprendre. Légiférer plutôt qu’évoluer. Hadopi. Souffrez que de ce suppositoire on en fasse l’usage requis.

L’artiste, feuille blanche entre le marteau et l’enclume, prend des coups de tout côté. L’artiste croit en la liberté. Sa liberté a un prix, celle de ses œuvres. Rien ne doit être gratuit ou tout doit l’être, c’est un choix.

À l’heure de la prise de conscience écologique et du retour à une nature refoulant les méfaits de l’évolution technologique, posons-nous la question. N’y avait-il pas d’artistes avant le DVD, le CD, la cassette, le phonographe ? Sans support, ils vivaient. Pas cellophané, pas fané, l’art était vivant. On le dit aujourd’hui moribond. N’est-il pas temps de s’inspirer de l’expérience humaine pour aller de l’avant ?

Ce n’était pas mieux avant, je ne jouerai pas les présentateurs du 13 heures. Chacun voit midi à sa porte. L’ouvrir pour écouter la rue, un geste plus dans les gènes des députés. Ne vous étonnez pas qu’aux prochaines élections, on vous demande pour votre bien, pour un retour aux sources, pour améliorer votre qualité d’écoute, de la prendre, la porte.